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CÉTACÉS

LE LAVANDOU

Observation des cétacés

Pas besoin d’aller au bout du monde pour observer baleines, dauphins ou autres cétacés,
c’est au large des côtes varoises que cela se passe, heureux veinards !
Embarquons pour une visite inoubliable !

La Ville du Lavandou, depuis quelques années, communique beaucoup sur son engagement en faveur du sanctuaire Pélagos. Cet espace marin unique en son genre constitue une zone privilégiée en matière de protection et d’étude des cétacés, nombreux dans ce secteur, du fait de ses fonds importants et de sa richesse en nourriture. La France, la Principauté de Monaco et l’Italie se sont engagées ensemble dans cette grande aventure, pour concilier au mieux les intenses activités humaines de la région et le respect de ce fabuleux trésor naturel, dans un grand triangle incluant la Corse.

• DURÉE DE LA VISITE :

Compter 4 à 5 heures en mer,
avec un départ matinal.

 

• ACCÈS :

Au Lavandou, espace de vente de billets
et embarquement sur les quais face à l’office de tourisme.

 

• POUR QUI ?

Pour tous, enfants à partir de 10 ans.

 

• QUAND ?

De juin à septembre, dates fixées sur le site
de la compagnie « Les Iles d’or ».

 

• TARIFS :

Adultes 57€

Enfants (10 à 17 ans) 45€.

 

• COORDONNÉES :

Vedettes Îles d’or et Le Corsaire

Quai des Îles d’or, Gare maritime

83980 Le Lavandou

04 94 71 01 02

 

• EN SAVOIR PLUS :

www.vedettesilesdor.fr

LES INFOS ESSENTIELLES...

Parallèlement, la compagnie maritime des Iles d’Or et du Corsaire, fondée en 1947, propose des sorties d’observation de ces fascinants animaux, de juin à septembre. Cette société familiale, gérée par la famille Olivier, spécialisée dans le transport maritime de passagers, offre des prestations de trajets vers les îles, de balades en mer et d’observation de la petite faune côtière grâce à ses deux Seascopes et ses sept navires.

 

Nous nous intéressons ici à leurs sorties naturalistes, organisées depuis 2013, à la rencontre des mammifères marins de Méditerranée. Rendez-vous pris, nous allons embarquer à l’aube sur le Corsaire II, vedette de transport de passagers amarrée au quai central du Lavandou. Tous les participants ont déjà le sourire aux lèvres, dans l’attente de ce départ vers l’inconnu. Enfin l’équipage donne le feu vert pour monter à bord, la joyeuse troupe peut commencer son aventure.

 

D’entrée de jeu, tout le personnel est aux petits soins. Le nombre de passagers est volontairement limité à 140 personnes, bien en deçà du seuil limite de capacité du bateau. Voilà qui donne une aisance à bord, bien utile pour se déplacer et observer les animaux dans les meilleures conditions. Pas d’inquiétude non plus au niveau de la météo, ces longues sorties d’observation ne sont organisées que lorsque les conditions de houle sont en dessous de 50cm. Question de confort pour les passagers et de visibilité optimale des cétacés dans les vagues (moins elles sont grosses, mieux c’est…).

Nous sortons du port et les explications commencent.

 

Sur le réseau sonorisé du bord, différents intervenants font connaître le déroulement de la matinée. Ils apportent des précisions quant au lieu de l’observation. Nous allons nous diriger vers la fosse des Stoechades, à l’est de l’île du Levant. Stoechade est un mot grec signifiant alignement, en référence aux trois îles – Porquerolles, Port-Cros et Le Levant – qui sont alignées face à la côte. Dans leur prolongement, le plateau continental s’effondre brusquement, pour vite atteindre des profondeurs abyssales. Les courants sous-marins qui passent ici assurent un brassage d’eau propice à une profusion de nourriture planctonique, attirant une faune très variée, avec au sommet de la chaîne alimentaire de grands prédateurs comme les cétacés. Cette zone est donc des plus favorables à leur existence ; certaines espèces sont même sédentaires, facilitant leur étude tout au long de l’année.

 

Afin d’augmenter les chances de rencontres, un petit avion décolle en même temps de Cannes : il vient survoler la zone et indiquer au capitaine du bateau la position et le nombre d’individus visibles. Cela permet aussi de ne pas déranger des femelles isolées avec des juvéniles. Cette approche respectable fait partie du cahier des charges, elle garantit tranquillité aux animaux et pérennité à l’activité.

 

Avant toute rencontre, Michèle, une naturaliste spécialisée prend un grand soin d’expliquer aux passagers les modes de vie, les différences entre les espèces de cétacés, et toutes sortes de détails qui excitent encore plus notre curiosité et notre impatience de voir surgir enfin les premiers spécimens.

Pendant ce temps, l’œil exercé du pilote repère les groupes, à la recherche d’espèces différentes. En optimisant les temps de trajet, il rationalise aussi la dépense de carburant.

 

De tous côtés, on se surprend déjà à apprécier ce temps de transit, savourant le bonheur d’être en mer loin des côtes, et l’on cherche à apercevoir avec ou sans jumelles les premières nageoires caudales ou un souffle tant attendu.

 

Grâce à cette approche douce et respectueuse, il arrive souvent que les animaux viennent d’eux-mêmes jusqu’au bateau, et prennent l’initiative du contact.

L’équipage est maintenant très concentré, chacun guette dans son secteur, et le pilote reporte les premières positions. Bientôt résonne dans les haut-parleurs l’annonce tant attendue : animaux en approche sur tribord !

 

Chacun se place au mieux pour cette rencontre du troisième type. Ici personne n’est privilégié, n’importe quel emplacement du bord convient à l’observation : à la proue, à la poupe, au centre ou sur la plate-forme supérieure, tout le monde peut voir le spectacle !

 

Comme par magie, les conversations se taisent, les regards se fixent vers un même horizon. On ressent une sérénité, une communion générale, même parmi l’équipage, bref un moment unique ! La nature à l’état pur !

 

Nous avons de la chance, un grand troupeau de dauphins Tursiops nous fait l’honneur de sa visite. Une bonne vingtaine d’individus nagent vers nous, à plus de 50 km/h. Passé les premiers moments d’enchantement, la naturaliste reprend son micro pour nous expliquer calmement les différentes phases de leur comportement, même si celui-ci reste encore en grande partie méconnu.

Et là le spectacle commence : bonds, cabrioles, pirouettes ou nage rapide dans les vagues, rase-mottes, duos, trios, quatuors, tout s’enchaîne et se répète à une allure stupéfiante. Si ce n’est pas un jeu, cela y ressemble drôlement… nous sommes tous sidérés d’une telle maîtrise du milieu aquatique.

 

Et encore faut-il le savoir, nous ne voyons qu’un tiers environ des dauphins, les autres sont présents sous l’eau ! Les voici maintenant qui jouent avec la vague d’étrave à l’avant ou avec la vague de sillage à l’arrière. Pas du tout effrayés, ils semblent heureux de la rencontre, et prennent vraiment leur temps avec notre bateau. Ils sont au plus proche, à moins de deux mètres des passagers, sans aucune contrainte, dans leur milieu naturel. L’instant est gravé dans chaque mémoire, si intense qu’on n’aurait même pas besoin d’appareil photo pour immortaliser la scène !

 

Cerise sur le gâteau, nous coupons les moteurs et un membre d ‘équipage sort sur une plate-forme pour immerger un sonar d’écoute. Branché à la sono du bord, il nous permet d’entendre en direct les vocalises de nos visiteurs… Des naturalistes en profitent pour mitrailler les nageoires dorsales, afin d’identifier les individus.

Durant cette sortie, nous aurons eu la chance de voir trois groupes d’animaux. Entre chaque rencontre, les explications se poursuivent, avec une description des différentes espèces que nous sommes susceptibles de croiser. Retenons les principales.

Les dauphins avec deux familles, les Tursiops et les dauphins bleus et blancs.

 

Les globicéphales, certainement les plus communicatifs, à mi-chemin entre le dauphin et le cachalot, qui s’approchent très près et mémorisent les différents bateaux. Les cachalots, redoutables prédateurs de calamars et enfin les rorquals, baleines de belles dimensions (deuxième plus grand animal de la planète). Voilà pour les cétacés. Mais la mer est riche de bien d’autres trésors, et les rencontres sont fréquentes avec des bancs de thons, des espadons ou autres poissons-lunes se prélassant en surface. Avec un peu de chance, en saison, on peut aussi croiser des tortues.

 

Les oiseaux marins ne sont pas en reste… goélands, cormorans, ou puffins dont le vol rasant les crêtes des vagues impressionne. Ce travail de vulgarisation des connaissances porte ses fruits, nous avons le sentiment d’avoir toujours connu nos proches cousins aquatiques.

 

Arrive hélas le moment de rentrer au port, mais le capitaine nous offre un dernier cadeau : une navigation au sud de l’île de Port-Cros, avec une vue sur ses magnifiques falaises et son fameux îlot de la Gabinière, connu des plongeurs du monde entier qui viennent ici nager au milieu d’énormes mérous peu farouches.

 

Nous rentrons avec des images plein la tête, la sensation unique d’avoir côtoyé des animaux sublimes et libres, non pas dans un aquarium, mais dans leur vrai milieu. L’équipage souriant et prévenant se sera mis en quatre pour la satisfaction de tous, notre gaieté étant sa plus belle récompense.

AVIS DE L'AUTEUR…

Une aventure à taille humaine, menée de main de maître par une équipe passionnée. Sécurité des passagers et tranquillité des mammifères observés donnent un résultat admirable. Un moment prodigieux avec des animaux sauvages, à deux pas de chez nous, le Var est vraiment extraordinaire !

Article disponible dans le magazine N°5

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