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VIGNOBLE

BORMES-LES-MIMOSAS

Domaine Malherbe

Sur un bout de littoral préservé, un vin délicieux qui résulte d’un travail méticuleux à toutes les étapes
de son élevage. On le déguste dans ce vignoble d’exception, qui vaut assurément une visite détaillée.

• ACCÈS :

À La Londe-les-Maures ou à Bormes-les-Mimosas, prendre la direction des plages et du Fort de Brégançon. Juste avant d’arriver au fort, lorsque le stationnement est interdit sur les bords de route par des barrières en bois, le domaine est indiqué sur la gauche.

 

• GPS :

43°06’100N 006°19’800E

 

• HORAIRES :

Tous les jours de 10 h à 20 h

de juin à octobre.

Du lundi au samedi de 9 h à 19 h

le reste de l’année.

 

• TARIFS :

Visite et dégustation gratuites.

Vins à partir de 15,50€ la bouteille.

 

• COORDONNÉES :

Château Malherbe

1, route du Bout du Monde

83230 Bormes-les-Mimosas

04 94 64 80 11

château-malherbe@wanadoo.fr

 

• EN SAVOIR PLUS :

www.chateau-malherbe.com

LES INFOS ESSENTIELLES...

 La propriété avait été rachetée à la fin du XVe siècle par une famille locale, puis par alliance, ce sont les Ferrari qui ont repris l’exploitation. De nos jours c’est la quatrième génération qui transpire sur ces terres avec bonheur. La démarche familiale est au cœur de leur travail, avec également des employés extérieurs pour occuper tous les postes.

 

Maintenir en l’état et faire fructifier ce coin de paradis, c’est l’œuvre de huit personnes à l’année. Avec tout le matériel adéquat et des locaux dédiés, il va sans dire… Le domaine a la chance de posséder, sur ses vingt-cinq hectares de vignes, deux terroirs différents dont la totalité est en culture biologique depuis 2014. Pour le premier, il s’agit d’un mélange d’argile brun rouge et de schistes argentés. Nous sommes sur les parcelles Malherbe.

 

Le second, plus proche de la mer, est en partie sablonneux, mélange d’alluvions et de quartz. Voilà la parcelle de la Pointe du Diable. Elle tient son nom de l’avancée rocheuse, lieu de multiples échouages du temps de la marine à voile. Bénéficier de ces deux terrains différents n’est pas tout, il faut en tirer la quintessence.

Rien qu’à l’énoncé de l’adresse, au « 1, route du bout du monde », la curiosité est piquée. Et c’est effectivement une route en impasse, menant au fort de Brégançon, qui nous porte au pied  du domaine. Propriété depuis 1964 de la famille Ferrari, le bâtiment et ses terres constituaient la ferme du fort depuis le XVIIe siècle. Ce vieux mas provençal était déjà entouré de vignes ainsi que de polycultures. L’endroit fut donc travaillé depuis fort longtemps. Même si les Romains lui ont donné le nom de « mal herba » qui signifie mauvaise herbe. Pour eux, toute terre non cultivée était de la mauvaise herbe, même si cela ne présage aucunement de la bonne qualité des sols. Quand on voit le résultat actuel, nous voudrions tous d’une telle « mauvaise herbe » sur nos terrains.

Les cépages locaux sont à l’honneur, avec une technique de « complantage ». Les vieux ceps de vigne côtoient les jeunes plants, ici pas d’arrachage massif de parcelles. Les nouveaux plants sont « élevés » par les plus anciens ; cela permet de garder une unité dans les rendements et une continuité de saveurs. Ajoutons des traitements raisonnés, un enherbement maîtrisé et nous avons au final des vignes en pleine santé. La proximité immédiate de la mer induit une sorte de microclimat spécifique, aidant nos vignerons à ne pas dépendre de traitements chimiques. Le vent, le soleil, de fortes amplitudes thermiques, sont de précieux auxiliaires.

 

Les vendanges, relativement tardives par rapport aux autres vignobles varois, commencent rarement avant le 10 septembre. Les raisins ont  alors tout le temps de se gorger de sucre, synonyme d’une future richesse des vins.

 

A cette occasion, une équipe d’une quinzaine de vendangeurs va s’activer sur le domaine. La rigueur de la sélection des grappes est impressionnante, avec plusieurs passages sur chaque parcelle, pour ne sélectionner que les raisins à pleine maturité. Tout se fait à la main… et le matin pour bénéficier d’une fraîcheur relative. Après récolte, passage obligatoire des grappes sur des tables de tri. Les rendements sont volontairement limités, pour ne pas épuiser les vieilles vignes ; le personnel pratique également l’égrappage en vert, limitant encore plus la production.

 

Dans le chai nous retrouvons de belles cuves en inox thermo-régulées, une cave semi-enterrée, un laboratoire du caviste, et les barriques de vieillissement.

Pour l’anecdote, même l’apposition du cachet de cire sur chaque bouteille se fait à la main, de manière traditionnelle.A chaque étape on sent une culture de l’exigence, aussi bien dans la vigne que dans le chai. Le personnel est très polyvalent et disponible pour les visiteurs. La dégustation a lieu dans une salle dédiée, au cadre informel, conçue pour mettre à l’aise et prendre son temps.

 

Comme nous l’avons vu précédemment, le domaine possède deux terroirs qui s’expriment différemment dans les vins. Les deux sont proposés en rouge, rosé ou blanc. Autre particularité de Malherbe, ici sont élevés plus de rouges et blancs que de rosés, petit pied de nez au consensus local qui privilégie les vins rosés.

 

Commençons par les rosés. Dans la cuvée de la Pointe du Diable, nous sommes en présence d’un rosé de saignée, issu de l’écoulement du jus de raisin sans action immédiate du pressoir. On sent la complexité iodée de la Méditerranée. Du côté Malherbe, il sera plus fleuri que fruité.

 

Au niveau des blancs, la Pointe du Diable sera également iodée, tandis que le malherbe, issu de 65% de sémillon, sera plus rond et long en bouche. Quant aux rouges, dans les deux terroirs ils présentent un très bon potentiel de garde, avec des arômes riches et subtils. Prenez vraiment le temps lors de cette découverte gustative, essayez d’identifier les principales saveurs, qui sont fort nombreuses.

 

À propos de parti pris qualitatif, c’est ici qu’on comprend toute la démarche ! Il n’est pas exagéré d’évoquer l’aspect « haute couture » de ce vin ! Vu les faibles rendements, cette culture de la rareté prend tout son sens. Pour prolonger le plaisir, les propriétaires ont décidé de créer une balade au fil du domaine, dans l’esprit d’un circuit à thèmes.

 

À l’accueil, on va vous remettre un dépliant très bien documenté, décrivant pas à pas les différents cépages du vignoble, les bâtiments, la végétation méditerranéenne et les points de vue alentour. N’hésitez pas, cela dure une « grosse » demi-heure, c’est vraiment bien ! Pour notre part, nous vous proposons dans ce reportage un circuit élargi, qui reprend en partie celui de Malherbe, dans le but de prolonger encore votre plaisir de la découverte... Suivez-nous !

 

LA VISITE DU DOMAINE :

Durée : environ 1H30 à 2H00

Dénivelé : 100 mètres maximum au total

Distance : environ 5 km

 

1 ENTRÉE DU DOMAINE

Remarquons le soin apporté aux plantations le long du chemin d’accès. Ne pénétrez pas de suite, nous y reviendrons vite. Reprenez la route goudronnée en direction de la plage.

2 PLAGE DE CABASSON

Très fréquentée en été, on l’apprécie d’un regard neuf hors saison. Continuez sur la droite.

3 SENTIER DU LITTORAL

Nous montons les quelques mètres de dénivelé des contreforts de la pointe du Diable.

4 Très beau panorama sur la côte et le fort de Brégançon. Derrière nous, cachées dans la végétation, se trouvent les habitations de la famille Ferrari.

5 EMBARCADÈRE PRIVÉ

Ici les clients peuvent arriver en bateau et se faire livrer directement leur vin, particularité unique du domaine Malherbe !

6 PLAGE DE LA VIGNASSE

Lieu de halte privilégié pour une pause casse-croûte.

7 Derrière la plage se situent les vignes de la parcelle de la Pointe du Diable. On ne peut les visiter, juste les deviner.

8 Retour par le même chemin vers l’entrée du domaine. A côté du bâtiment principal, belle mise en valeur d’un potager traditionnel, clin d’œil à la précédente vocation maraîchère de ces terres.

9 Ancienne ferme, où nous allons revenir au final.

10 Ancien puits romain, magnifiquement restauré au milieu des vignes.

11 Passage dans des rangs de vignes pour reconnaître les différents cépages (syrah, rolle, grenache, cinsault, mourvèdre, sémillon).

12 Un peu plus loin sur la droite, les ceps sont proches d’une forêt dense. C’est un vestige d’une forêt primaire qui s’étendait ici à l’origine. Les arbres sont de belle taille, jamais ravagés par le feu.

13 Plus haut, voyez le contraste avec la forêt qui a repoussé après l’incendie de 1964, elle est beaucoup plus clairsemée…

 

14 Çà et là, de magnifiques points de vue s’offrent à nous : on admire le fort de Brégançon… la forêt se jetant dans la mer… les îles ; tout le charme de cette côte préservée.

15 Aidons-nous de la brochure donnée au chai pour reconnaître toutes les espèces végétales du maquis méditerranéen qui nous entoure (myrtes, genêts, lentisques, chênes-lièges ou autres arbousiers…).

Retour au chai, sans manquer devant la porte d’entrée du bâtiment principal la magnifique calade qui représente le reflet de la fontaine lui faisant face.

Nous pensons que la dégustation s’apprécie le mieux à ce moment, au retour de la balade.

AVIS DE L'AUTEUR…

Nous avons été conquis par cette visite et cette dégustation. La volonté de bien faire les choses se ressent dans chaque bouteille qui sort du domaine… Un bon moment en perspective, pour les amateurs de très bon vin, et les curieux de notre beau littoral.

Article disponible dans le magazine N°6 - avec la fiche rando détachable

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