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DES RUES

TOURTOUR

Le village dans le ciel

Visite d’une pittoresque bourgade du Haut-Var, surnommée «Village dans le ciel ».
Arpentons ensemble ses rues et ruelles dignes d’intérêt.

• DURÉE DE LA VISITE :

Environ 1h30 pour l’intégralité du parcours.

 

• GPS :

43°35’333N 006°18’183E

 

• ACCÈS :

L’agglomération la plus proche est Vidauban. Prendre ensuite la direction de Lorgues. Continuer vers Tourtour, le village est indiqué après la montée, en prenant sur la gauche (indication du village dans le ciel). Il existe deux grands parkings aux entrées du bourg. Attention, le centre est piétonnier en été. Venir tôt pour réussir à se stationner.

 

• DISTANCE :

Environ 1 km

 

• QUAND VENIR ?

Toute l’année.

 

• CONTACT :

Tél. office de tourisme : 04 94 70 59 47

LES INFOS ESSENTIELLES...

Dès l’arrivée, on comprend pourquoi Tourtour a obtenu son classement au titre des Plus Beaux Villages de France. De vieilles bâtisses provençales toutes bien restaurées, groupées autour de deux anciens châteaux, une église dominant le tout et alentour une nature préservée avec une vue dégagée sur quasiment 360°. D’emblée on ne sait par où commencer la visite, d’autant que des plans du village nous mettent l’eau à la bouche aux portes du bourg (dessinés par Gilles Blanchard, propriétaire d’une galerie d’art juste à côté de la mairie).

Commençons par l’église Saint-Denis, anciennement église Saint-Domnin, dont la présence est attestée depuis 1004. Elle fut construite par les moines qui, quelques années plus tard, partirent édifier l’Abbaye du Thoronet. Simple dans sa conception, elle est typique de l’art roman. En décembre, elle accueille le décor de la Pastorale des santons de Provence. L’église est d’ailleurs trop petite pour accueillir tous les visiteurs à cette occasion (la messe de minuit entre autres…). A l’entrée, notons la présence d’un tableau de Rob Jullien, artiste dont on peut admirer d’autres œuvres dans un musée à Lorgues. Cette peinture a pour thème le Saint-Suaire. On peut également admirer le plus ancien tableau des lieux, qui nécessite une restauration (appel aux dons), relatant une des versions de l’histoire ancienne du village. D’après une légende orale, le seigneur local en 1034, Pandulf, fit mettre à mort deux pélerins de passage au village qui s’appelait alors Saint-Domnin. Saint-Ysarne, abbé de Saint Victor, condamna ce crime et le lieu fut alors rebaptisé Tourtour, rappelant la torture de ces malheureux.

 

Notons aussi que les seuls monuments historiques de la commune sont les cloches de l’église ! Si cet édifice est fermé, profitez d’une visite du village organisée par l’Office du Tourisme, ou sur demande hors période touristique.

 

Sortons de l’église, une table d’orientation nous décrit le panorama. Celui-ci s’étend des montagnes de l’Estérel à l’est jusqu’à la montagne Sainte-Victoire à l’ouest.

 

C’est ici que l’on comprend la devise « village dans le ciel ». Descendons ensuite vers les habitations, par cette belle allée boisée. L’ancienne petite chapelle Saint-Joseph sur la gauche marque l’entrée du village. C’est maintenant une demeure privée, elle perdit sa vocation religieuse à la Révolution Française. Plus loin sur la droite, on admire le Portalet, ancienne entrée du village ouverte sur l’enceinte du 12e siècle. A gauche, le château du 17e siècle, abritant aujourd’hui la mairie, la poste et l’office de tourisme. Nous vous encourageons à passer derrière ce bâtiment pour admirer les deux imposantes sculptures de Bernard Buffet, « le Flambé » et « le Lucane ». Elles furent données à la commune après sa mort par la famille de l’artiste. Celui-ci habita Tourtour dans une magnifique propriété proche du village. Ces œuvres, judicieusement placées face au paysage, ajoutent à la majesté des lieux.

Nous arrivons sur la Place des Ormeaux, dominée par l’esplanade de la mairie. Les ormeaux, plantés là jadis après le passage de têtes couronnées françaises, n’ont pas résisté à la maladie affectant cette espèce et furent abattus il y a une trentaine d’années.

 

Ici bat le cœur du village. Commerces et restaurants, bistrots, galeries d’art, tout se prête à une halte sous les platanes pour se rafraîchir ou entamer une partie de pétanque. Durant les mois de juillet et août le centre devient piétonnier, la municipalité ayant instauré le rituel des apéros musicaux. Une riche idée, promesse de convivialité !

 

En continuant, on passe à côté de l’ancien château, divisé maintenant en plusieurs logements, qui ne se visite donc pas. Après une pause désaltérante au vieux lavoir, de belles dimensions, poursuivons le chemin pour rejoindre une ancienne chapelle.

Le lavoir et les fontaines sont alimentés par la source du Saint-Rosaire, ainsi que toutes les habitations.  Cette eau est potable, profitez-en ! Elle sert également à entraîner la roue à aube du moulin à huile. On rejoint ce moulin en redescendant le chemin qui longe le château du 12e siècle. Ne pas manquer la rue du Contadou, dans laquelle les bergers comptaient les moutons au moment de la transhumance. Ils se tenaient alors dans la bâtisse aux trois ouvertures.

Plus bas voici donc le moulin à huile. En face, le musée des fossiles, d’une richesse insoupçonnée pour un si petit village. Ses collections ont été réunies par Mr Zaneboni, amateur passionné qui a passé sa vie à récolter des fossiles dans la région. Une visite s’impose, même si l’on est néophyte en la matière, c’est vraiment impressionnant. Derrière le musée, jetez un œil à la belle fontaine moussue, résultante de l’écoulement d’une partie du Saint-Rosaire.

On peut ensuite remonter vers la place du village, par de pittoresques ruelles.

Un mur non loin de la mairie arbore même un centaure, cadeau du village grec de Portaria, jumelé avec Tourtour. Les deux blasons des localités sont accrochés en-dessous.

En résumé, Tourtour reste d’une grande authenticité, sans modernité tapageuse. Les 600 habitants ne s’y trompent pas, même s’ils ne sont plus que 300 à habiter ici à l’année. Rançon du succès, les résidences secondaires dans le village se multiplient et les prix de l’immobilier s’envolent. Les actifs tourtourins sont petit à petit obligés de s’expatrier au hameau de Saint-Pierre, juste au-dessus. Néanmoins la municipalité est très active, grâce notamment à l’office de tourisme pour maintenir les traditions et le cadre de vie dans un site vivant et pas uniquement touristique. Les nombreux enfants du pays sont d’ailleurs toujours scolarisés sur place. Une riche activité culturelle s’offre à vous au travers d’une quinzaine de galeries d’art, ouvertes à l’année pour certaines. A ne pas dédaigner non plus, l’étonnante boutique de fossiles (la galerie de l’horloge), tenue par un propriétaire haut en couleur.

 

A Pâques, rendez-vous à la Fête de l’Oeuf (avec un étonnant concours de lancer d’œufs, puis une compétition de boules ovoïdes). En juillet, un festival du court métrage se déroule au théâtre de verdure. En août, un festival de piano se propose de charmer vos oreilles. En décembre, comme expliqué précédemment, ne pas manquer la Pastorale en l’église Saint-Denis. A proximité immédiate, on peut visiter le Château de Taurenne pour la qualité de son huile d’olive et le Domaine de la Baume, pour la beauté des lieux.

AVIS DE L'AUTEUR…

Ce village, incontournable pour apprécier la Provence du Haut-Var, a su rester vivant en toutes saisons. Panorama, culture et traditions sont au programme de la visite.

Article disponible dans le magazine N°3 - avec la fiche rando détachable

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